PORTRAIT : Kawabata Yasunari / 川端 康成

 

Yasunari Kawabata est un célèbre écrivain japonais né le 14 Juin 1899 à Osaka et mort le 16 Avril 1972 à Zushi. Il a remporté le prix Nobel de littérature en 1968, c’est un auteur majeur de la littérature japonaise. Son oeuvre compte plus d’une trentaine de romans et de nouvelles dont parmi les plus fameuses : « Pays de neige, Les belles endormies, le lac, tristesse et beauté ou encore « Le grondement de la montagne ».

 

Personnellement c’est un auteur que j’apprécie, malgré que je le connaisse assez peu, je n’ai lu que trois oeuvres de lui : « Pays de neige », « Le lac » et ma préférée : « Les chroniques d’Asakusa ».

 

Il est célèbre pour son approche esthétique et le fait qu’il ne « termine » pas ses romans. C’est à dire que leurs fins sont le plus souvent ouvertes, on ne sait pas ce qu’il advient des protagoniste avec certitude, c’est ce qui m’a le plus dérouté la première fois que je l’ai lu. Jamais auparavant je n’avais lu une histoire ne se terminant pas vraiment, d’ailleurs à l’époque je n’ai pas aimé car mon esprit très occidental et adolescent n’était pas prêt à ce genre d’exercice. Ce n’est qu’en le relisant des années plus tard que j’appréciait et que je mesurait l’influence de cet auteur sur les oeuvres actuelles, tant japonaises qu’occidentales.

 

En fait Kawabata refusait de décider pour le lecteur, il refuse d’ailleurs de l’aider, lui facilitant la tâche en tranchant de quel côté se placent ses personnages, il ne juge jamais ou quand il le fait c’est le personnage lui-même qui se juge ainsi il n’y a pas de biais. Un petit peu comme dans la vie où personne ne vient pour dire quoi penser ni si untel ou untel est une bonne personne ou un affreux malandrin, c’est une interprétation tout à fait personnelle mais pour moi Kawabata semblait soucieux de retranscrire ce « flottement » dans les quelques oeuvres que j’ai lues.

 

Bien sûr « Chroniques d’Asakusa » est très différent, c’est plus un « reportage » qu’un roman classique, sans doute car elle fût publiée en épisode d’ans l’Asahi Shimbun. C’est très vivant et à l’opposé de « Pays de neige » ou « Le lac » qui sont vraiment des récits linéaires ou règne un certain calme propice aux angoisses et à une certaine esthétique très poétique. Attention, les chroniques d’Asakusa sont très poétique aussi mais c’est très vivant, chaotique, on y entend des bruits et on y sent des odeurs, enfin c’est à l’image du quartier. Des trois, c’est la meilleure oeuvre pour commencer à lire cet auteur particulier.

 

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